Rapport & prévisions sur le bar rayé 2026
- 16 avr.
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 17 avr.

Si le saumon a demandé quelques ajustements en 2025, le bar rayé a quant à lui suivi une trajectoire bien différente.
La saison 2025 de bar rayé a été excellente du début à la fin. Notre équipe a profité de longues périodes de météo stable, avec des vents majoritairement de l’est et très peu de forts vents d’ouest. Cela a permis de maintenir des températures d’eau relativement fraîches tout au long de la saison, gardant les poissons actifs sur les flats jour après jour. Pour la grande majorité des journées, les conditions étaient presque idéales pour la pêche en eau peu profonde. Les poissons étaient présents, visibles et réceptifs.
Le début juin a donné le ton. Andrew Murphy, accompagné du pêcheur Colin Huff, a capturé le premier poisson de la saison le matin du 3 juin, devançant de peu le reste de l’équipe. Dès le lendemain, les poissons s’étaient déjà rapprochés des zones peu profondes à la recherche d’eaux plus chaudes, et les flats se sont animés.

Ce mouvement précoce a créé plusieurs fenêtres uniques de pêche à gué tout simplement exceptionnelles. Une journée marquante a vu Rex Messing, Nick Jones et Darcy Bacha ciblé des bars à pied qui "tailaient" sur des flats vaseux peu profonds,. Il est rare qu'il est possible d'avoir une session de wading aussi longue, ce fut une des sessions les plus mémorables de la saison.
Tout au long de l'été, la pêche à vue sur les flats est demeurée au cœur de l’expérience. De nombreuses journées, nous sommes restés sur la plateforme du lever du jour jusqu’en après-midi, avec des opportunités constantes partout ou nous allions.
En parallèle, les occasions plus techniques n’ont pas manqué. Des poissons seuls ou en petits groupes, le long des champs de zostère exigeaient une approche plus réfléchie et des présentations précises, offrant un contraste très enrichissant et plus exigent qu'avec les grands bancs.
Notre équipe de guides a travaillé fort tout au long de la saison, continuant d’explorer à la fois de nouveaux secteurs et des zones parfois négligées.
Nous avons eu le plaisir d’accueillir Carter Andrews, qui s’est joint à nous de la Floride avec son SeaVee de 27 pieds. Ce fut une occasion rare pour notre équipe d’explorer nos secteurs à partir d’un console central aussi performant nous offrant une perspective complètement différente sur des secteurs pourtant bien connus.
Entre son expérience et l’utilisation de son bateau, nous avons acquis de précieuses connaissances sur certaines zones de la baie que nous explorons plus rarement.
Dans la même veine, ce fut un réel plaisir et un honneur de passer du temps avec le légendaire guide des Keys en Floride, Rick Ruoff, en partageant à la fois le deck et la plateforme tout au long de la semaine. Bien que la pêche ait débuté plus lentement en raison d’une chute rapide des températures, une session marquante sur un flat de vase peu profond nous a tout de même permis de capturer plus d’une vingtaine de bars.
Nous nous considérons vraiment chanceux d’avoir eu l’occasion de passer du temps sur l’eau avec de telles figures de ce sport. C’est indéniable qu’ils ont laissé leur empreinte et qu’ils ont contribué à nous rendre meilleurs, autant comme guides que pêcheurs.
Ce qui ressort le plus, toutefois, c’est la constance de la pêche au bars l'été dernier. Même lors des journées qui semblaient moins faciles, il y avait toujours des options.
Si les flats ralentissaient, il suffisait d’ajuster le timing, de changer de secteur ou de jouer légèrement avec la profondeur pour retrouver rapidement du poisson. Les périodes plus tranquilles restaient de courtes fenêtres plutôt que des tendances durables. Le niveau d’activité global est demeuré élevé tout au long de la saison.
Un beau changement de rythme est venu lors d’une journée passée avec notre ami et guide Alexandre St-Onge, qui a emmené un duo père fils pour une sortie au lancer, après plusieurs bonnes journées à la mouche. Résultat: de l’action non stop, avec plus d’une trentaine de poissons pris sur des leurres de surface. Cette journée aura donné naissance à “Top Water Bob”, qui s’est engagé à lancer un Doc pendant près de quatre heures sans arrêt.
Les données viennent appuyer ce qu’on a vécu sur l’eau. Les estimations du stock reproducteur ont fortement augmenté, passant d’environ 340 300 poissons en 2024 à 547 300 en 2025. Mais au-delà des chiffres, ce qu’on observe surtout, c’est une pêcherie qui mature. Nous trouvons plus de poissons sur plus de zones et une hausse notable autant dans la densité des bancs que dans la présence de plus gros individus. On n’est plus dans une pêche qui dépend de quelques zones clés, les opportunité de pêche se présentent à l’échelle du système.
Sur le plan opérationnel, 2025 a aussi été une année d’expansion importante. Notre équipe de guides a ajouté près d’une douzaine de nouveaux flats à la rotation. Certains sont de grandes zones ouvertes qui tiennent de gros bancs en mouvement, tandis que d’autres sont des secteurs plus petits et protégés qui se démarquent dans des conditions bien précises.
L’accès s’est également amélioré au fil de la saison avec l’ajout de nouveaux points de mise à l’eau. Ça nous a permis de mieux suivre les conditions, de gérer le vent et de répartir la pression. Concrètement, ça veut dire plus de flexibilité, plus d’options et, au final, une meilleure expérience pour nos clients.
Dans l’ensemble, 2025 a vraiment eu des allures de point tournant. Pas juste une bonne saison, mais une étape claire dans l’évolution de cette pêcherie.

Vers l’avenir
Avec une biomasse en croissance et une équipe de plus en plus affûtée sur les skiffs, nous sommes confiants de récolter les fruits du temps bien investi sur l’eau et de continuer à viser l’excellence, jour après jour. Concrètement, ça se traduit par une base très solide pour la saison à venir.
Nous nous attendons à:
Des opportunités constantes de pêche à vue, du début de saison jusqu’à la fin de l’été
Une plus grande mobilité sur les skiff, et un meilleur rythme sur l'eau
De plus en plus de poissons seuls ou en petits groupes dans des eaux plus techniques, comme les herbiers et les zones de transition
Un des aspects les plus excitants, c’est de voir à quel point la pêcherie continue de se “remplir”. Des secteurs qui étaient autrefois secondaires deviennent maintenant des options fiables. Avec les nouveaux flats ajoutés en 2025, ça nous donne beaucoup plus de flexibilité pour s’adapter aux conditions et rester sur le poisson, peu importe le vent, la marée ou la pression que nous imposons.
Le début de saison devrait encore une fois se démarquer. Avec les poissons qui montent en eau peu profonde à la recherche de chaleur, on s’attend à une belle fenêtre pour la pêche à pied, un peu comme ce qu’on a vécu au début juin l’an dernier. Ce sont souvent des moments courts, mais quand ça s’aligne, c’est dur à battre.
Au fil de la saison, la force de la biomasse devrait continuer de soutenir la pêcherie. Même dans des conditions moins idéales, il devrait y avoir assez de poissons dans le système pour maintenir une action régulière au jour le jour.
On espère aussi ajouter un Mako 171 Center Console à la flotte, présentement en restauration. Ça ouvrirait une nouvelle dimension au programme. Au-delà des flats, ça permettrait notamment de:
Cibler des poissons plus gros sur les structures côtières
Profiter davantage des situations de surface et des approches bait and switch
Rester mobiles et réactifs aux patterns d’alimentation, surtout lors des blitz d’été
Bref, le potentiel reste très élevé, mais surtout, le plancher continue de monter. Et c’est ça qui rend cette pêcherie si spéciale en ce moment.
Tout porte à croire que 2026 sera une autre année exceptionnelle pour le bar rayé, avec une pêcherie qui continue d’évoluer vers quelque chose de véritablement de calibre mondial.





















